> Foire Aux Questions
Pourquoi un ancrage en France ?
Pour faire résonner, à partir de villes et de régions françaises, mais à travers le monde, le slogan de Pierre de Coubertin, inventeur des Jeux Olympiques modernes, sur la participation : « L’important, c’est de participer ». Parce que la notion, chère à la France, de « Droits de l’Homme », revisitée au XXIème siècle dans le sens de « Droits Humains » peut faire contrepoids à celle du «profit » pour entrer dans une nouvelle phase de la mondialisation.
Pourquoi en Europe ?
Parce que si l’Europe a quelque chose à apporter au monde, au moment où elle s’inquiète de sa propre construction et de sa place dans la mondialisation, c’est justement une capacité d’écoute et un tremplin pour tous ceux qui dans le monde se soucient profondément d’une mondialisation plus équitable et de l’avenir de la planète.
Pourquoi un lancement en 2008 ? Pourquoi si vite ?
Parce qu’il y a, comme on dit, une “fenêtre de tir” en 2008. Des rendez‐vous prévus comme les élections américaines, la relance de la construction européenne. Mais surtout un certain nombre de facteurs de changements, négatifs ou positifs, qui vont modifier la donne. La question du réchauffement de la planète qui, on le voit, est un point d’entrée formidable pour revisiter les fondements mêmes de nos économies. Avec la crise environnementale, la crise du système financier ou la crise alimentaire amènent à questionner l’ensemble de nos modèles économiques, sociaux et culturels. La question irakienne et avec elle, l'hyperconflit produit par le terrorisme et la réponse qui lui est apportée, vont raviver celle du multilatéralisme et de la gouvernance globale. Citons encore la montée en puissance des économies chinoise, indienne ou brésilienne, l’émergence de nouvelles alliances politiques en Amérique Latine ou l’accélération dans la responsabilisation des entreprises. Et puis il y a ce nouvel espace public global qui se dessine où, finalement, la révolution Internet peut produire de nouveaux rapports entre gouvernants et gouvernés, de nouvelles frontières entre le national et l’international, entre le local et le global et des phénomènes de masse imprévisibles. Alors autant peser positivement et vite sur les contenus qui vont circuler dans cette période cruciale. Pourquoi attendre davantage ?
S’agit-il d’un contre-évènement ?
Non. Il ne s’agit pas de s’opposer frontalement aux Jeux Olympiques officiels en Chine mais de saisir l’occasion pour élargir la réflexion aux Droits de l’Homme sur la Planète entière. Il s’agit de profiter de l’engouement populaire pour proposer une démarche essentielle à l’avenir de l’Humanité, la participation du plus grand nombre aux débats qui nous concernent tous. Depuis quelques temps, la plupart des grands évènements sportifs cherchent à adopter une approche « médiatique » sur le développement durable et la paix. Alors, autant le faire de manière un peu profonde notamment en parallèle aux évènements sportifs. En sachant d’ailleurs que nous sommes déjà directement en contact avec les Jeu ux Olympiques d’Hiver 2010 qui cherchent d’emblée à aller dans le même sens 0 que le nôtre.
Les Olympiades du Changement sont-elles destinées à devenir un rendez-vous régulier ?
Pas forcément. Le but est vraiment de favoriser au plus vite la prise de conscience nécessaire pour que tous les acteurs de la mondialisation, poussés par la jeunesse, prennent à bras le corps les problèmes. Le but n’est pas de créer un rendez‐vous, une institution de plus. Mais il est certain que le suivi devra être énorme et amplifié et qu’il n’y aura pas lieu de s’arrêter tant que quelque chose de significatif n’aura pas été accompli. Parmi les résultats des Olympiades du Changement, on pourrait imaginer que les lauréats aient un droit de suite sur les engagements pris par certains à cette occasion, que les Nations Unies, lors de ses Assemblées Générales chaque automne, soient prêtes à « auditionner » (hearing) les projets et les équipes lauréates des Olympiades. Ou que la plate‐forme digitale lancée dans le cadre des Olympiades continue son chemin comme lieu d’échange et de partage universels.
Doivent-elles tout reprendre à zéro ?
Non. Pas du tout. Au contraire. Dans leur dynamique de construction, les Olympiades du Changement cherchent à amplifier, à fédérer, à marier ce qui construit déjà depuis des années en termes d’alternatives à une mondialisation sans régulations ni solidarité et ne prétendent pas s’y substituer. Car il importe aujourd’hui que les paroles expertes développées ici et là , dans la société civile comme dans certaines institutions, trouvent un écho et soient appropriées par le plus grand nombre, voire même qu’elles se refondent dans des processus citoyens afin que toute personne humaine puisse se reconnaître dans les messages formulés. La dynamique part de la société civile ; elle s’appuie notamment sur les autorités locales. Ces deux types d’acteurs ont aujourd’hui toute légitimité à participer à l’élaboration d’une gouvernance globale, aux côtés de certains acteurs établis (institutions internationales, gouvernements, entreprises…) qui seraient à la recherche ou à l’écoute de leviers populaires de transformation. Portées par une démarche multi‐acteurs, les Olympiades du Changement ont vocation à tracer un chemin neuf. Pour ce faire, elles impliqueront les réseaux associatifs et artistiques mais aussi les réseaux éducatifs et sportifs à même de toucher la jeunesse.
Quel type de mouvement peuvent-elles susciter ?
Si les idéologies collectivistes ou néo‐libérales peuvent difficilement prétendre proposer un peu d’espérance, comment néanmoins faire surgir une forme de cohérence? De nouveaux récits du monde? Comment favoriser la résonance de nouveaux discours, de nouvelles pratiques ? Comment éviter que le lien social ‐ local, national ou global ‐ ne se réduise à une connexion derrière un écran ou à un total délaissement ? Nous voudrions malgré tout suggérer de combler le vide au plus vite et pour ce faire de multiplier les démarches qui amèneraient à sentir que le monde de demain est ouvert à tous, y compris aux exclus, aux humiliés, aux laissés pour compte de tous bords.
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Avant-propos
" Tout le monde en convient ou presque: il n’y a pas un moment à perdre pour inverser le cours des choses..."Lire la suite
Principes fondateurs
" Des compétitions originales et festives, Des jurys atypiques, Internet comme pivot de l’action, Oui à la diversité culturelle, Un processus créatif et exemplaire..."Lire la suite
Prémisses
" O-Change est une ombrelle, un toit de grande visibilité pour nombre d’initiatives, projets, processus existants afin de créer un monde meilleur..."Lire la suite
